

Lors de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, organisée par la Commission Episcopale Justice et Paix du Burundi (CEJP), l’abbé Canisius Sibomana, Secrétaire général adjoint de la Conférence des Évêques catholiques du Burundi, a lancé un appel fort en faveur du respect et de la protection des droits des femmes.
Dans son allocution d’ouverture, il a rappelé que la dignité de la femme et celle de l’homme trouvent leur fondement dans la dignité même de la personne humaine.
Selon lui, cette dignité est inaliénable et universelle, comme l’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Cependant, malgré cette reconnaissance universelle, la réalité montre que les droits des femmes restent encore largement violés dans de nombreuses sociétés.
L’abbé Canisius Sibomana a particulièrement évoqué la situation de la sous-région des Grands Lacs, marquée depuis plusieurs décennies par des conflits et des crises humanitaires.
Selon lui, les guerres et les violences qui frappent cette région constituent une menace sérieuse pour les droits humains en général et pour les droits des femmes en particulier.
Il a notamment souligné les conséquences dramatiques des conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, où de nombreuses femmes sont victimes de violences, y compris de violences sexuelles.
Les déplacements forcés de populations exposent également les femmes à des risques accrus, notamment lorsqu’elles doivent parcourir de longues distances pour chercher protection et sécurité.
Le discours a également mis en lumière les nombreuses formes de vulnérabilité auxquelles sont confrontées les femmes.
Parmi les réalités évoquées figurent :
la pauvreté persistante
les violences faites aux femmes
la marginalisation des femmes handicapées
les difficultés rencontrées par les veuves et les mères célibataires
les obstacles à l’accès à l’éducation et à l’emploi.
Ces situations appellent, selon l’Église, une attention particulière de la part des décideurs et de l’ensemble de la société.
Face à ces défis, l’abbé Canisius Sibomana a invité les responsables politiques, les institutions publiques et les partenaires de développement à renforcer leurs engagements et leurs actions en faveur de la protection des droits des femmes.
L’Église catholique, a-t-il rappelé, reste attentive aux situations qui portent atteinte à la dignité humaine, en particulier celles qui touchent les plus vulnérables.
Elle encourage ainsi la mise en place de politiques et de mécanismes capables de garantir le respect des droits humains et l’accès de tous à une justice impartiale.
En conclusion, l’abbé Canisius Sibomana a appelé l’ensemble des acteurs – autorités publiques, partenaires internationaux et citoyens – à unir leurs forces pour promouvoir l’égalité devant la loi et la dignité de chaque personne.
Il a rappelé que la promotion des droits des femmes constitue un élément essentiel pour construire une société plus juste, plus pacifique et plus solidaire.
C’est par cet appel à plus d’engagements et surtout à des actions concrètes qu’il a officiellement ouvert les travaux de la conférence organisée par la Commission Episcopale Justice et Paix.
Commission Épiscopale Justice et Paix
C.E.J.P BURUNDI
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